Comment exprimer mes compétences ?

CONSEILS pour REDIGER
votre LIVRET 2 ou DOSSIER de VALIDATION - 2
Techniques d'auto-explicitation, pistes de réflexion
et ce qu'il ne faut pas faire

comment décrire mes compétences ?
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La vie n'apprend rien à qui ne l'interroge pas
Plus le niveau du diplôme visé est élevé plus la VAE remue les méninges
pour rassembler les arguments recevables.


Rassembler les documents probants ne suffit pas.
Maintenant, il s'agit de montrer au jury que vous êtes capable de... puisque vous l'avez déjà fait. En VAE "montrer" veut dire principalement savoir exprimer par écrit des situations de travail très révélatrices (choisissez-les le plus en lien possible avec le diplôme) et les mécanismes cognitifs associés qui font sens par rapport au diplôme visé.
C'est principalement l'écrit qui transmet le sens au jury. Votre langage doit donc produire les effets voulus pour convaincre.

Comment vous interroger ? Savoir "vous demander".

Il est relativement facile d'expliciter le contenu des processus de travail, mais il est plus difficile d'exprimer son niveau de qualification et de le relier au niveau de complexité requis par le diplôme.
Pour y parvenir, le candidat doit développer l'attitude interrogative adéquate pour extraire de ses souvenirs toutes les composantes révélatrices de compétences à mettre en valeur.
Afin de mobiliser en vous les compétences utiles pour réussir cet exercice argumentaire, nous proposons des outils d'auto interrogation permettant de revivre mentalement les activités accomplies dans un passé plus ou moins lointain.

Pour mieux y parvenir, dans un premier temps, chasser toutes les questions POURQUOI.

1 - Sélectionnez quelques situations de travail (mission, projet, gestion de crise...) à expliciter. Elles doivent être très significatives par rapport au diplôme visé (c'est-à-dire susceptibles de produire les compétences et connaissances recensées dans chaque unité d'enseignement du diplôme).

2 - Adoptez en priorité une posture descriptive (qui, quoi, où, comment, combien, quand...). Faites un inventaire rigoureux de chaque activité et tâche composant les missions sélectionnées. Classez-les (par fonction, par importance, suivant la ligne de temps, dans l'ordre des UE du diplôme,...). Ce travail descriptif "tuteurisera" votre réflexion, il simplifiera l'extraction des informations cognitives (le pourquoi).

3 - L'arborescence et la description de vos activités réalisées, explorez chaque tâche méthodiquement en adoptant une posture explicative (pourquoi).
Plus le niveau du diplôme visé est élevé, plus le candidat doit être analytique.
Enoncez tous les éléments nécessaires à votre réflexion, posez et discutez les problématiques sous-jacentes pour faire émerger vos compétences et connaissances en lien avec le diplôme visé. Traduisez en mots le cheminement de votre réflexion.
L'analyse approfondie de votre vécu est à rapprocher d'une méthodologie étude de cas, une sorte d'enquête de terrain.

Le travail de collecte d'informations descriptives et analytiques réalisé, triez-les, mettez-les en relation avec les attendus du diplôme, ôtez le subalterne.

4 - Commencez à rédiger votre dossier de validation.


Focalisez-vous sur votre vécu pour aller au cœur des situations que vous rencontrez.
Distinguez toujours les faits des appréciations et jugements sur les faits.
Soyez le plus concret, précis, concis et probant possible.
Faites en sorte d'être agréable à lire. Illustrez vos propos par de nombreuses situations de travail valorisantes à expliciter et à analyser. Mettez-vous à la place du jury, lire un travail long et ennuyeux ne le dispose pas favorablement.
Faites transparaitre l'attachement pour votre métier.




1 - Techniques de questionnement DESCRIPTIF
Recours à la mémoire


Exercer ses activités : Que devez vous observer ? Rechercher ? Savoir ?
Il est prioritaire de faire émerger ses souvenirs pour mettre en scène ses acquis.


1.1 - Inventoriez des tâches composant vos activités (Décomposition de l'activité en tâches - référentiel des étapes des processus séquentiels et/ou simultanés).
Revivez le cycle de l'action.
- Que faites-vous avant la réalisation de l'activité ? Quelles sont vos démarches permettant de construire méthodiquement et progressivement vos projets ? Qu'est-ce que vous anticipez ?
- Que faites-vous pendant la réalisation de l'activité ?
- Que faites-vous après la réalisation de l'activité ?
Une liste de question en libre accès facilitera votre travail d'évocation. Demandez-vous combien de temps vous passez pour chacune de vos activités, de vos tâches. Faites ce recensement en phase "normale" d'exercice, puis en phase "anormale".
- Appuyez-vous sur la ligne de temps pour décrire intégralement la dynamique des processus de travail.

1.2 - Les questions structurantes, le QQOCPQ : quis, quid, ubi, quibus auxilis, cur, quomodo, quando (cur, pourquoi, en dernier lieu. Le pourquoi perturbe vos réminiscences. Voir les techniques de questionnement explicatif) ;
- QUI ou à qui, de qui, pour qui, avec qui... (le sujet - l'appartenance) : Quels sont les bons intervenants ? Qui est impliqué ? envisagez les interactions avec les parties prenantes.
- QUOI ou à quoi, de quoi, sur quoi, quel, lequel... (l'objet, la définition du produit, du service, de la problématique, de l'activité). Explorez le thème à aborder et les thèmes corollaires comme le contexte. Sur quoi je dois être centré ?
Illustration : objet principal "l'information". Explorez la recherche, la veille documentaire, le recueil, la prise en compte, la certification, l'analyse, la synthèse, la compilation, la production, la diffusion, le stockage, la sécurisation de l'information et tous les outils et indicateurs nécessaires pour gérer les flux d'information.
Comment formalisez-vous le "quoi" ? (exemple : diagramme d'affinités)
- COMMENT : description des méthodes, des modes opératoires, des manières. Quels sont les comportements, les processus, les méthodes, les formalisations et organisations appropriés? Explorez le avant, le pendant et l'après du plan d'action. Comment, est probablement la question la plus importante dans la VAE.
Comment formalisez-vous le "comment" ? (exemple : diagramme en arbre)
Les connaissances procédurales sont souvent singulières. Elles distinguent un expert d'un novice.
- COMBIEN (mesures, coûts, ratios, statistiques, volumétrie, évaluation) : chiffrer peut révéler votre pratique intensive, donc le niveau de vos acquis. N'hésitez jamais à quantifier, à chiffrer les éléments caractéristiques des situations que vous explorez dans votre dossier (Combien de personnes sont-elles impliquées ? Combien d'entreprises ? Combien de dossiers ? Quel est le volume de... ? Quelle est la bonne quantité, le bon coût ? Les taux de...). Donnez du sens à ces chiffres.
Quels sont les principes fondamentaux du dimensionnement dans votre métier ? Quels sont vos règlages ? Vos outils de règlage ?
Comment quantifiez-vous ? Comment se caractérisent vos mesures et grandeurs à mesurer ? Quelles sont vos méthodes de calcul ?
Quelles sont vos méthodes de mesure directe ? Indirecte ? Par comparaison ? Par substitution ? Par transposition ? Différentielle ?
Avez-vous une maitrise statistique de vos processus ? Expliquez. Annexez-vos statistiques et commentez-les.
- QUAND : définition du moment, de la durée, de la fréquence (à quelle époque ? Dans quels contextes ? Pendant quelle période ? Depuis quand ? Pour quelle durée ? Quel est l'historique du cas ? Quel est la fréquence, le cycle ? A quelles périodes d'un processus (au démarrage, durant la croissance, durant la maturité, en fin de vie) ? Quel est le bon moment ? Comment savez-vous qu'il faut agir à ce moment ? Quand ce n'est pas le moment ?)
Comment formalisez-vous le "quand" ? (exemple : diagramme sagittal)
- : description de l'espace, de l'environnement, d'un emplacement (à quel endroit ? A quelle distance ? Dans quel secteur ? Quel est le bon endroit ? Comment savez-vous qu'il faut agir ici ?).
Comment localisez-vous ? Si c'est pertinent et pour mieux vous faire comprendre, vous pouvez annexer des schémas des lieux (une chaine de montage pour expliciter un plan directeur de production par exemple). Situez vos actions.

Ne retenez que ce qui est indispensable à la compréhension du jury et en lien avec le diplôme visé.

Ces questions se combinent ensuite avec les pourquoi (diagnostic, enjeux, stratégie, objectifs, contraintes, obligations, contrôles...).

Associez ces pronoms et adverbes interrogatifs aux verbes exprimant les compétences : définir, repérer, évaluer, maitriser, rechercher, étudier, concevoir, informer, décider, valider, interpréter, expliciter, organiser, diagnostiquer, résoudre, anticiper, réaliser, sécuriser,...

1.3 - Faites un effet de zoom (ou dézoom) ; passage du niveau collectif (macro) au niveau Individuel (micro), du niveau général au particulier. Partez du contexte général de votre structure de travail. Dans cet ensemble, situez votre (vos) mission(s). Décomposez la (les) en énonçant les activités qui la constitue. Précisez encore au niveau des tâches élémentaires composants chaque activité.

1.4 - Mettez les questions de l'organisme valideur dans une perspective historique. Vos acquis ne sont pas figés dans le temps, ils évoluent.
Auparavant, il fallait procéder ainsi. Aujourd'hui, on procède selon ces différentes méthodes. Demain, je prévois ces évolutions... Expliquez ces évolutions.
Placez l'exercice personnel de votre métier dans cette même perspective temporelle. Avant je faisais ainsi ; aujourd'hui, je procède de cette (ces) manière(s) ; demain, je vise telle ou telle évolution...
- Que veux-dire 20, 25, 30 ans de carrière ? Vous n'êtes pas un étudiant. Le jury doit mesurer la valeur de vos expériences.
Mettez en évidence vos capacités à vous adapter aux changements, à progresser et à repérer les étapes de votre évolution.

1.5 - "Prendre sous le regard son vécu " Husserl. Pour vous aider à décrire, reportez-vous aux organes des sens, aux perceptions (vue, ouïe, goût,...) et aux aperceptions (vous vous disiez..., vous évoquiez...). Au début de votre parcours, privilégiez ce type de question :
Test d’entrée : 
Quelle était la situation ?
Quel était votre point de départ ?
Qu'est-ce qui a attiré votre attention ? Que s’est-il passé d’abord ? Qu'observez-vous ?
Par quoi avez-vous commencé ? Qu’avez-vous fait en premier ?
Au début, qu’est-ce qui vous parait important ?
Qu’est-ce qui vous vient à l’esprit en premier à propos de cette activité ?
Enchainement logique :
Qu’avez-vous fait ensuite ?
Qu’avez-vous pris en compte ?
Que s’est-il passé ensuite ? ...
- A quoi faites-vous attention quand... ?
- Qu’observez-vous quand... ?
- Que voyez-vous lorsque...? Que percevez-vous quand... ?
- Qu'entendez-vous ? Quand avez-vous prêté plus d'attention ?
- Quels sont mes gestes ?
Continuez en faisant décrivant vos perceptions et les premières pensées qui en résultent. Privilégiez les « qu’est-ce que » et les questions objet : « quoi »
- Quelles sont mes observations ? Qu'est-ce que j'en fais ?
- Qu'est-ce que je constate ?
- Qu'est-ce que je me demande ?
- Quelles sont mes intentions ?
- Qu'est-ce que je mémorise quand... ?
- Que dis-je lorsque...?
- Qu’est-ce que je fais à ce moment-là... ?
Fin :
Que s’est-il passé à la fin ? Par quoi avez-vous terminé ? Qu’avez-vous fait en dernier ?

1.6 - Technique de reformulations Ericksonniennes. Favorise la métacognition, la mise à distance de la pensée. Cette opération mentale est fondamentale en VAE. Elle est à la base de l'auto-information, l'autocontrôle, l'auto-évaluation du candidat.
- La chose à laquelle je suis en train de penser... est-elle du niveau du diplôme visé ?
- L'observation que je viens de faire... est-elle en lien avec le référentiel diplôme ?
- Ce que j'écris... se rapporte à quelles compétences ou connaissances ? Informe le jury de quoi ?
- L'intention que je viens d'avoir...
- Quand je me revois dans cet endroit, qu'est-ce que...
- Comme je suis en train de l’évoquer, ...
- Conformément à ce que je perçois,...
- Ainsi que je me le représente...
- Comment est-ce que je sais que je dois étudier ce sujet, ce problème ? Pour m'instruire de quoi ?
- Comment est-ce que je sais que je dois anticiper telle recherche, telle action ?



2 - Techniques de questionnement EXPLICATIF
Echainement de vos raisonnements. Progression de la pensée.


Il est essentiel de démontrer au jury que vous ne séparez pas la pensée de l'action. Il s'agit d'expliciter votre réflexion (rigueur intellectuelle) et vos logiques de compréhension.

Penser ses activités : Que devez-vous étudier ? Comprendre ? Valider ? Annexez vos travaux d'études. Commentez-les succinctement.

2.1 - Partant de votre travail descriptif préalable et afin de DONNER DU SENS, questionnez chaque tâche et activité que vous rapporterez dans votre dossier de validation.
Ne retenez que ce qui est indispensable à la compréhension du jury et qui démontre l'acuité de votre jugement.

Vos questions visent à établir des liens logiques entre vos descriptions et les informations satellites complémentaires
.
C'est-à-dire :
- Quel est l'historique du cas, son anamnèse ?
- Quelles sont les attentes, les besoins ? Contextualisez. Les besoins évoluent-ils au fil du temps ?
- Quels sont les objectifs et critères d'évaluation ? justifiez-les. Les objectifs évoluent-ils au fil du temps ?
- Quel travail de recherche et d'étude préalable dois-je réaliser ? Comment ?
- Quelles sont les priorités ? Comment je les fixe ? Justifiez.
- De quelles informations ai-je besoin ? Les besoins d'information évoluent-ils au fil du temps ?
- Quels sont les contraintes, les risques ? justifiez-les. Les contraintes et risques évoluent-ils au fil du temps ?
- Quelles sont les problématiques majeures rencontrées dans les situations de travail les plus significatives ? Posez-les, discutez-les. Reliez-les aux objectifs préalablement fixés.
- Quels sont les liens logiques entre le diagnostic et remède ? Entre contexte et priorités ? Entre cause et effet ? etc...
- Quelles sont les interactions entre contexte et objectif ? Entre organisation et contrainte ? Entre risque et contrôle ?

En conclusion, analysez les résultats obtenus et reliez-les avec chaque objectif et indicateur prédéfini. Discutez les écarts.
Soignez vos arguments. Evitez les glissements de sens, les tautologies, chassez les fausses évidences.

2.2 - Donnez du sens en reconstituant les liens logiques entre le savoir faire, le savoir et le savoir comportemental. Pour vous y aider, téléchargez ce schéma.

2.3 - Suivez le déroulement des prises d’informations. Approfondissez ICI.
Distinguez les informations internes et externes à l'Organisation. Repérez les sources.
Test d’entrée :
Comment saviez-vous qu'il fallait intervenir ?
Comment saviez-vous que c’était cela qu’il fallait faire en premier ?
Comment saviez-vous que cela devait être fait ?
Comment saviez-vous que c’était cela qu’il fallait faire ?
Comment saviez-vous que c’était de cette manière qu’il fallait faire ?
Comment saviez-vous que c’était difficile (ou facile) ?
Comment saviez-vous que vous ne saviez pas le faire ?
A quoi avez-vous reconnu que c’était fini ?
A quoi avez-vous reconnu que vous aviez atteint votre but ?
Qu’a-t-il fallu savoir pour concevoir, réaliser, ... ? Quelles sont les informations anticipatrices et rétrospectives liées à l'action ? Quelles sont les informations produites lors de l'action ?
Les compétences et connaissances sont dissimulées derrière ce type de question.

2.4 - Les cinq "Pourquoi" - Cartographie des chaînes causales (Pour les niveaux master et licence). Cette méthode permet de remonter de propositions en propositions, jusqu'aux concepts généraux et principes premiers.
Vous pouvez aussi employer l'expression "et alors ?" de façon répétitive.
N'utilisez cette méthode analytique que lorsque que votre travail de mise à plat descriptif de vos tâches et activités est achevé. Interrogez chaque tâche.
En posant cinq fois la question pourquoi à partir des faits recensés, on passe d'un niveau général à un niveau détaillé de réflexion.
Si vous visez un niveau de diplôme élevé, les cinq pourquoi vous aideront à montrer vos capacités à identifier les relations de cause à effet en remontant jusqu'aux causes fondamentales.
Ce point est crucial. Le jury, toujours en quête de preuves, a du mal à objectiver les acquis théoriques, cognitifs et sociaux des candidats. Insistez sur vos capacités à argumenter, analyser lors de la rédaction de votre dossier.
- Traçez-vous les causalités ? Entre quoi et quoi ?

2.5 - Examinez les situations de travail, en phase normale d'exercice et en phase anormale. Comparez, analysez, commentez.
- Qu'est-ce que je fais en situation anormale de travail que je ne fais pas en phase normale ? Quelles compétences et connaissances apparaissent ?

2.6 - Examinez les situations de travail sous divers points de vue à court, moyen et long terme. Analysez, commentez (Surtout pour les niveaux master et licence).
Montrez au jury que vous examinez les situations de travail sous plusieurs angles.

2.7 - Comparez les unes entre elles, les expériences similaires, acquises dans des Organisations différentes.
- Quels étaient les différences et les points communs ? Analysez, commentez.
- Quelles contradictions rencontrez-vous ? En confrontant quels points de vue différents ? Comment résolvez-vous ?
- Quels sont les exemples et contre-exemples qui illustrent et problématisent vos compétences.

2.8 - Les modes de compréhension et raisonnements logiques (argumentation, interprétation par déduction, induction, abduction, analogie, dialectique, divergence/convergence) :
Montrez votre esprit d'analyse (taxonomie cognitive : mémorisation, compréhension, mise en œuvre, analyse, synthèse, évaluation) :
- Quels sont les prémices ? Quelles sont les relations de signification ? Quelles sont les règles qui s'appliquent ? Quelles en sont les conséquences ?

- Quelles variables repérez-vous ? Renseignez-vous ? Comment ?
- Quels invariants repérez-vous ? Comment ? Que mémorisez-vous ?
- Les objectifs répondent à quelle logique ? Les critères d'évaluation obéissent à quelle logique ?
- Que devez-vous étudier pour mieux le comprendre ? Quelle étude ? Menée comment ?
- Quels éléments reliez-vous les uns aux autres ?
- A partir de l'analyse des effets vers les causes, que déduisez-vous ? Quelles sont vos règles de déduction ? Comment vérifiez-vous vos déductions ? Comment passez-vous de la déduction à la construction ? Concevez-vous des arbres des causes et des défaillances ? Vous pouvez annexer un exemple.
- A partir de l'analyse des causes (ou classes de causes) vers les effets, qu'inférez-vous (méthodes AMDEC, HAZOP, APR) ? Concevez-vous des arbres de conséquences ? Vous pouvez annexer un exemple.
- A partir de l'observation des cas singuliers que vous détaillez qu'induisez-vous (quelles sont les occurences ? Détectées comment ? Que pouvez-vous généraliser) ?
- A partir de l'explicitation de principes généraux, que déduisez-vous des situations singulières rencontrées ?
- A partir de quelles expérimentations vérifiez-vous vos hypothèses ? A quelles occasions devez-vous développer une pensée conjecturales ? Comment passez-vous de l'hypothèse à la construction ?
Les raisonnements par analogie, les comparaisons : "Ceci... s'apparente à cela..." En quoi (préférez vous référer à des règles reconnues) ? Dégagez les possibles et les probables. L'utilisation de l'analogie ne doit pas exonérer d'identifier et d'expliciter les différences des situations et des traitements.
- Comment structurez-vous vos preuves dans vos raisonnements, arguments (topoï) ? Quels sont vos modèles logiques ?
- Transposées dans un autre contexte, vos méthodes et solutions sont-elles encore pertinentes ?

Le jury de validation doit pouvoir repérer la structuration de vos raisonnements, la logique d'enchainement de votre pensée. Il est donc très important de faire attention à tous vos marqueurs logiques comme : parce que, car, dès lors, d'une part et d'autre part, néanmoins, ainsi, etc.
Plus le niveau du diplôme visé est élevé plus l'expression de votre compréhension des liens causals et vos capacités à agir en conséquence sera transparente.
Vous analyserez la structure de votre argumentation (les étapes logiques) pour confirmer son efficacité.

Notre service de relecture contrôle la cohérence des liens de causalité de votre dossier de validation.




3 - Explorations complémentaires

3.1 - Lors de la rédaction de vos activités faites référence à des principes, à des critères d'évaluation et indicateurs (comme les KPI et CSF, l'état de..., taux de..., l'indice de..., les ratios de..., % de..., le caractère de..., l'équilibre de, plus ou moins de...) que vous prédéfinirez, que vous justifierez (sélectionnez-les en partant du référentiel diplôme).

- A quoi servent vos indicateurs ? Quelles sont les relations avec les diagnostics ? Avec les enjeux ? Avec les objectifs ?
- Comment mesurez-vous les performances de..., la rentabilité de..., la productivité de..., la solvabilité de... ? Comment traçez-vous les mesures ? Vous pouvez annexer et commenter.
- Quelles sont vos bases de référence ? Définissez-vous des groupes de référence ? Comment ?
- Quelles sont vos formules de calcul ?
- Comment formalisez-vous vos indicateurs (nombre de..., taux de..., ratio de..., poids de..., capacité de..., coût de..., délai de..., etc) ? Comment les interprétez-vous ?
- Comment mesurez-vous vos variables d'action, vos leviers ?
- Comment faites-vous interagir les indicateurs (ou les variables) ? Comment les équilibrez-vous ?

Exemples d'indicateurs :
l'adéquation entre..., l'objectivité de..., les grands équilibres, l'universalité, la croissance de..., la convergence, l'accessibilité, l'attractabilité de..., la fiabilité de..., l'évolution de..., la viabilité, l'exactitude, l'exhaustivité, la crédibilité, la vraisemblance, la faisabilité, la cohérence, la rigueur, la précision, l'efficacité, l'efficience, l'adaptabilité, l'autonomie, les possibilités d'initiative, la négociabilité de ..., la prévision de..., d'auto-contrôle, d'auto-information, d'auto-organisation, d'auto-évaluation, les règles de comportement, la sécurité de..., l'anticipation, le rendement de..., la compatibilité de..., l'interopérabilité de..., la conformité de..., l'éligibilité, la différenciation, l'auditabilité, la modularité de..., la testabilité, l'adaptabilité, l'originalité, la complémentarité de..., l'équilibre, l'intelligibilité, la lisibilité, la complexité, l'ampleur de..., la gravité de..., La criticité de..., la prévisibilité..., la régularité de..., la probabilité de..., la linéarité de..., la synchronicité de..., la scalabilité, la durabilité de..., la réparabilité de..., la rapidité de..., la reproductibilité de..., la linéarité de..., la fonctionnalité de..., l'automaticité de..., l'harmonisation de..., la stabilité de..., la robustesse de..., la rotation de..., la transférabilité de..., la plasticité de..., la polyvalence, l'universalité de..., la comparabilité, l'habileté, la qualité, la perfectibilité de..., la représentativité, la transparence, la traçabilité, la confidentialité, la communicabilité, la profitabilité de..., la sociabilité, la nécessité, la maniabilité, la sensibilité, la maturité, la résilience de..., le taux de pénétration..., d'attrition de..., la satisfaction de..., la fréquentation de..., l'incertitude de..., l'interchangeabilité de..., le taux d'encadrement de...
- le nombre de..., le temps de..., le délai de..., le coût de..., la part de..., le niveau de..., la quantité de..., la consommation budgétaire, la trésorerie nette, la solvabilité, la liquidité (générale, restreinte, immédiate), l'endettement, l'autofinancement, l'autonomie financière, couverture des capitaux investis, marge nette d'exploitation, valeur actuelle nette, la profitabilité,...
- le niveau de respect des limites, des marges, des objectifs, des performances, des ressources, des règlements, des référentiels, de la permanence des méthodes, des procédures et processus, des spécifications, des normes, des contrats, de la loi, de couverture et division des risques et immobilisation, ...
- la capacité à accepter les modifications des paramètres.
- Mesurez-vous l'écart-type de dispersion de vos valeurs (lesquelles ?) par rapport à vos moyennes (lesquelles ?) où par rapport aux normes (lesquelles ?) ?
- Quelles sont les limites de détection ? D'interprétation ? Les contradictions ?
- Si les taux ou % sont faibles ou élevés, que déduisez-vous ?

Pour le jury de validation, l'étroitesse des liens entre les compétences et connaissances exprimées par le candidat et les attendus du diplôme visé est l'indicateur de décision.
Unité d'enseignement par unité d'enseignement, les liens entre vos acquis et le diplôme visé sont schématiquement mesurés ainsi (du plus simple au plus élevé) : relation inexistante, prise de concience, début d'analyse, formalisation, pilotage, optimisation, modélisation et production de connaissances.

Définisez toujours vos étalons (système de référence), critères de mesure et méthodes.
- De quelle nature sont vos indicateurs ? Selon quels critères, indicateurs et méthodes statuez-vous ? Validez-vous ? A quels processus sont-ils liés ? Et pour quels objectifs ?

3.2 - Explicitation des principes, c'est-à-dire les notions importantes (ou cadre conceptuel) desquelles dépendent vos connaissances, décisions, règlements, normes. Par exemple :
le (s) principe(s) d'action/d'intervention, de gouvernance, de solidarité, de séparation, d'indépendance, de neutralité, pédagogique, de contradiction, de responsabilité, de causalité, de raisonnement, de logique, de réalité, d'égalité, d'équité, comptable, d'efficacité, de précaution, de prévention, éthique, de transparence, permanence des méthodes, d'ingérence ou non-ingérance, de diversité, d'évaluation, de contrôle, de sélection, de témoignage,... Les codes "métiers".
Les principes expriment aussi des causes actives (en pharmacie par exemple), certaines propriétés, des bases de fonctionnement.

L'un des principes de VAE Guide pratique est la neutralité par rapport à tout organisme. Nos accompagnateurs ne sont pas juge et partie. Ce principe est indérogeable.


3.3 - Entrecroisez les questions de l'organisme valideur les unes entre elles.
Etudiez les interactions entre les thèmes proposés (ils sont relativement similaires pour tous les diplômes). Pour vous y aider, téléchargez cet outil
Veillez aux liens logiques unissant vos réponses. Le jury repérera les contradictions et les incohérences entre les niveaux macro, méso et micro de vos situations de travail.

3.4 - Lorsque vous émettez, un jugement, une appréciation, dites toujours sur quoi il se fonde, contextualisez, définissez des critères d'évaluation et tâchez d'examiner plusieurs points de vue, surtout lorsque vous visez une certification de niveau licence et au delà.

3.5 - Montrez que les acquis de l'expérience acquis lors d'une expérience explicitée dans votre dossier de validation furent remobilisées (transférabilité des acquis) dans d'autres situations vécues.

3.6 - Changez de point de vue. Examinez le contraire des questions posées par l'organisme valideur. Explorez les paradoxes (technique de pensée latérale - Enquête dialectique) . Exemple :
- Dans l'exercice de mes activités, quelles sont mes responsabilités ?
Dans l'exercice de mes activités, qu'est-ce qui n'entre pas dans le champ de mes responsabilités ?
- Ou encore, repérer ce qui est important dans vos activités équivaut à identifier ce qui est accessoire.
- Qu'est-ce que serait une mauvaise utilisation de la méthode exposée ? Une mauvaise interprétation des faits consignés ?
- Selon vous qu'est-ce qu'un comportement inadéquat ?
- Si vos outils de travail, vos méthodes n'existaient pas que se passerait-il ? Autrement dit, quelles sont les valeurs de vos outils, méthodes,... ?
- Etudiez-vous des propositions contraires ? Les contre-exemples ? Comment résolvez-vous les points de conflits (convergence/divergence) ?
- En quoi les contraires se conditionnent-ils mutuellement ? Quelles sont leurs interdépendances ?

3.7 - Prenez la place du jury de validation (capacité à se décentrer). Demandez-vous quelles questions vous poseriez à un candidat à la VAE sur le diplôme que vous visez. Lisez : comment explorer ses activités de manière convaincante pour le jury ?



4 - CE QU'IL NE FAUT PAS FAIRE

Attention, chacun de vos arguments peut être utilisé à vos dépens. Il faut donc maitriser les informations que vous communiquez au jury et à l'accompagnateur qui n'est pas forcément neutre.

Nous étudions depuis plus de 12 ans les dossiers des candidats, soit plus de 1200 diplômes univertaires différents du DUT au doctorat, presque tous les BTS et autres diplômes placés sous la responsabilité des différents ministères.
Nous constatons que beaucoup de candidats ne savent pas profiter des questions posées pour révéler leur compétences. Ils ne savent pas faire interagir l'objet de la question avec leurs compétences, puis avec chaque unité d'enseignement du diplôme. L'expression reste souvent implicite, très incomplète, donc invisible, équivoque et désorganisée. Avec la mauvaise orientation, ce sont les principales causes d'échec. La VAE privilégie la culture de l'écrit.

En conséquence, il ne faut pas :

Sous-estimer le travail d'explicitation et de réflexion à fournir. La volonté de trop simplifier restreint l'expression de vos compétences.
Le candidat doit comprendre qu'identifier et évaluer des compétences à la simple lecture d'un mémoire de validation est un exercice complexe pour le jury. Il a des limites d'interprétation, car les diplômes sont généralistes alors que vos acquis sont contextuels. Il faut donc lui faciliter le travail.
Si vous identifiez finement les attentes du jury, vous prouverez vos capacités à repérer, réfléchir et exprimer les besoins des parties prenantes en situation de travail.

Attention aux idées reçues (elles sont nombreuses sur la VAE). Ne croyez pas qu'il soit plus simple de valider un diplôme par VAE plutôt que par formation. C'est parfois le contraire et il n'est pas établi qu'un diplômé par voie de formation réussirait par VAE.
La VAE est une démarche atypique. Elle tient à la fois de l'audit, de la pédagogie et de la plaidoirie. Votre vécu professionnel est une étude de cas en soi. Rien de comparable avec un examen ou la rédaction d'un CV pour postuler à un emploi.

C'est une discipline.
Pour mener à bien ce travail d'introspection professionnelle, le candidat s'attachera à fonctionner en mode projet ; il concevra un plan de travail.
C'est du langage donc de la pensée. Il travaillera son expression écrite, car pour le lecteur les risques de confusion sont grands. La VAE impose l'emploi d'un langage précis pour identifier ce que cache les mots (contrôle de la subjectivité du vocabulaire). Chaque verbe, chaque mot-clé (objectif, enjeu, besoin, exigence, risque, opportunité,...) chaque idée-clé de votre dossier doit faire sens, traduire une compétence, renvoyer à des outils et des méthodes, être probant, car en cohérence avec les attendus du diplôme.
Plus le niveau du diplôme est élevé, plus le travail de réflexion est important et plus vous intervenez au niveau stratégique.

Viser un diplôme sans étudier préalablement le référentiel des compétences et connaissances attendues. C'est le meilleur moyen d'être hors sujet donc échouer. C'est la pire des erreurs.
Le choisir en fonction de mauvais critères : proximité géographique, tarifs, notoriété de l'école,...
Se dire : " Si je suis recevable, c'est donc que mes acquis sont suffisamment en lien avec le diplôme visé. Il est inutile d'approfondir par moi-même...". La recevabilité n'engage en rien l'organisme valideur.
Avant de vous engager dans la procédure, reliez méthodiquement vos acquis aux attendus du diplôme visé. Pointez les écarts. Votre réussite dépend largement d'une bonne orientation.

Trop attendre de l'organisme valideur (écoles, universités, etc). Ne confondez pas accompagnement avec un dispositif de formation.
La VAE suppose que vous ayez appris "en faisant", par autoformation (votre veille documentaire), en sachant vous entourer. Vous savez donc prendre seul les informations utiles et les exploiter (surtout pour les diplômes supérieurs). Il vous faut le prouver.

Déléguer ses aptitudes à se documenter, à rechercher, son esprit critique et sa vigilance. La VAE est un jeu d'esprit qui impose du recul réflexif sur soi, autrui et sur ses pratiques.

Ne pas s'informer sur ce que veut dire "accompagnement". Ne pas identifier ses besoins en accompagnement. Sélectionner le prestataire en fonction de critères flous et subjectifs.
- Si l'organisme valideur ne prend pas la peine de définir les principes, méthodes et outils d'accompagnement, il y a de fortes chances que la prestation ne soit pas pertinente.
- Pensez qu'un accompagnement purement oral ne répond pas à la culture de l'écrit imposée par la démarche de validation des acquis.
L'esprit critique du candidat est mobilisé à chaque étape du parcours et aucun acteur de la VAE ne doit s'exonérer d'être probant.
Nous constatons que certains candidats échouent à cause de l'accompagnement.

Se précipiter. Toute votre expérience n'est pas immédiatement disponible à la mémoire, à la conscience réfléchie. Reconstruire ses expériences professionnelles, puis les analyser est long.
La VAE est une culture écrite. Trouver les mots justes pour exprimer toute la richesse de vos acquis demande aussi du temps. Les mots sont des pièges et souvent le candidat choisit mal son lexique.
Expédier à la va-vite son travail de validation n'engendre que des frustrations et révèle vos défauts de compétences pour anticiper, pour organiser et évaluer.


A l'écrit comme à l'oral, proscrivez :
1 • Les explications généralisantes
rendant suspectes la véracité des informations. Elles n'incarnent pas vos compétences. Au contraire, elles sont le signe que vous théorisez et reconstruisez faussement votre action.
L'expérience des candidats ne peut être que différenciée. Ne vous éloignez jamais de vos réalités et pratiques professionnelles vécues, présentes et passées. Ce n'est qu'à partir de ce vécu singulier, explicité par des exemples de cas concrets très significatifs, que vous pouvez généraliser, c'est-à-dire relier au diplôme (et problématiser).
Le détail est souvent l'indice de la véracité de vos déclarations et du niveau réel de vos acquis. Cependant, restez pertinent ; le détail doit être parlant et ne perdez jamais de vue votre principal objectif : être en phase avec le référentiel diplôme. Détaillez tout en restant en cohérence avec les attendus.
Le plus difficile reste l'expression du niveau de la compétence. Savoir le manifester demande de la réflexion. En conséquence, recherchez et énoncez des indicateurs de complexité. Vous exprimerez votre conscience des interrelations entre les différents facteurs des situations.

2 • La théorisation excessive. Un dossier de validation n'est pas à confondre avec un cours magistral. Nous le réaffirmons, ce n'est qu'à partir de la description précise de votre vécu et des acquis issus de vos expériences que vous pouvez interpréter selon un cadre d’analyse théorique et problématiser.

3 • Croire que le jury va vous deviner. C'est faux. Une compétence non exprimée reste souvent invisible ; mal exprimée, elle discrédite le candidat.
N'adoptez pas non plus une attitude répétant des schémas scolaires qui vous infantilisent : "le professeur sait...", "l'orientateur VAE sait...".
De même que l'expression : "j'imagine que..." est un danger.
Beaucoup de candidats tombent dans le piège de la présomption susceptible d'inhiber leur capacité à s'autoquestionner, leur sens critique et analytique.
Le non-dit se confond souvent avec de l'impensée, donc de l'incompétence.
Vous êtes un professionnel dans l'exercice de son métier tout au long du parcours. Vos capacités à conduire une réflexion cohérente en toute autonomie sont auditées. Plus le niveau de diplôme visé est élévé, plus vos allégations doivent être justifiées et plus il faut être pédagogue (faites comme si vous enseignez aux enseignants les liens entre vos contextes et le diplôme).

4 • L'absence de logique. Nous lisons des centaines de dossiers, dont la cohérence entre les diagnostics, les enjeux, les objectifs et les plans d'action est floue, voire inexistante. Dans le pire des cas, les liens logiques entre diplôme et expériences sont absents.
Il est fondamental pour la réussite d'expliciter au jury comment vous construisez le sens et comment vous contrôlez les dérives par rapport au sens, les distorsions cognitives.

5 • Les stéréotypes, les platitudes, les réponses conventionnelles, les expressions galvaudées, les lieux communs. Ils dénotent la pauvreté des acquis et le manque de maturité de votre réflexion.

6 • Les formulations désincarnées et le hors sujet. Chassez les euphémismes, la langue de bois, toutes les expressions "vides", ambigües, réductrices, n'élucidant rien.
Eliminez les expressions vagues basées sur les verbes trop implicites qui n'informent pas le jury : faire, gérer, penser... La langue française c'est le verbe. Choisissez le bon. Rédigez dans un style vivant, suscitant la représentation imagée de vos situations de travail. CHASSEZ L'IMPLICITE.
Employez le plus souvent possible le temps présent.

7 • Les écrits bavards et anecdotiques. Etre explicite ne veut pas dire être bavard ou se noyer dans des faits subalternes c'est-à-dire sans rapport avec le niveau et le contenu du diplôme visé. La VAE n'est pas non plus à confondre avec une biographie. Tout ce qui est hors diplôme est hors sujet.
La VAE privilégie l'écrit. Le candidat doit mobiliser son esprit de synthèse, exprimer beaucoup d'idées en peu de mots, adopter un style concis. Pour beaucoup c'est difficile.
Vous ne serez ni évalué sur le volume, ni sur des tâches sans lien avec le diplôme visé.

8 • Les présupposés : "je pense que...", "je suppose que...", "il me semble que...", "on sait très bien que...", sont des expressions à prohiber. L'a priori est l'un des plus grands pièges de la VAE. C'est un indicateur de défaut de compétence, une preuve de manque de réflexion. Le candidat doit repérer les éléments probants et savoir les exprimer.
Toutes les parties prenantes doivent en faire autant.

9 • Les normalisations : "mon activité a été faite avec méthode" Quelle méthode ?
"J'ai agi comme il convenait de le faire" C'est-à-dire ? Qu'est-ce que veut dire ne pas agir comme il convient de faire ?

10 • Les affirmations sèches, péremptoires. La VAE parle par démonstration et non par affirmation. Elle convainc plutôt qu'elle persuade. Illustrez systématiquement vos affirmations par des exemples empiriques et concluants. Le jury veut des exemples vécus probants.

11 • L'absence de références ou des références floues, "Les gens...", "Nous...", "On..." Qui nous ? Qui on ?
La forme verbale et écrite de la VAE est le "JE". Le but de bien délimiter les compétences individuelles et les compétences collectives. Le candidat doit se rendre "visible".
Faites un effort de définition en cernant vos contributions personnelles si vos actions sont menées collectivement. C'est le seul moyen de montrer votre présence dans la réflexion et l'action.
Définir ses champs d'intervention est souvent difficile. L'accompagnement doit vous y aider.

12 • Les superlatifs : "c'est plus facile (ou difficile) que ..." En quoi est-ce plus facile ?
"Ceci est important..." En quoi ? Pour qui ?... Quels sont les déterminants ?

13 • Les épithètes trop littéraires. Choisissez avec soin vos adjectifs. Ils doivent être signifiants. Contrôlez leur subjectivité.

14 • Les facilités de langage comme l'emploi du et caetera et les formules toutes faites. Soyez précis pour montrer l'étendue de vos connaissances.

15 • Evitez les adverbes, sinon interrogez-les. "Normalement, voici ce qui ce passe...", que veut dire normalement ? Qu'est-ce qu'une situation anormale ? Comment savez-vous qu'elle est anormale ? Dès lors, les compétences émergent.
"Généralement, je ne rencontre pas de contrainte", que voulez-vous dire par généralement ? En situation exceptionnelle qu'elles peuvent être les contraintes ? Donnez un exemple significatif. Analysez-le.

16 • Eluder une question de l'organisme valideur. Signe que vous n'approfondissez pas, que vous ne donnez pas de sens. Ce sont des indicateurs d'incompétence par rapport aux attendus du diplôme.

17 • L'absence de savoir : « Je n’en suis pas sûr... », « je ne comprends pas... », « ce n’est pas de ma responsabilité... » .
Comment saviez-vous que ce que vous faisiez n’était pas approprié ?
Comment saviez-vous que ce n’était pas de votre ressort ?
A partir de quel moment saviez-vous que vous ne saviez pas ?
Quand vous ne comprenez pas, que comprenez-vous quand même ?

18 • Les fautes d’orthographe, de grammaire et de syntaxe. Une bonne maitrise de l'expression écrite et orale de la langue française est requise pour tous les diplômes.
Votre crédibilité est en jeu, surtout si le diplôme stipule une importante production écrite.
Plus le niveau de diplôme est élevé, plus vous devez employer un vocabulaire riche et approprié pour exprimer des compétences.

19 • Un travail sans plan, sans lien logique rattachant chaque phrase et paragraphe. Le jury doit pouvoir suivre le cheminement de votre pensée, l'enchainement des processus et les liens avec le diplôme.

20 • Un travail sans mise en page. Le jury n'aura que peu de temps à vous consacrer, facilitez-lui au maximum l'appropriation de votre dossier, soulignez les points essentiels, créez des repères et supports visuels, faites des liens très clairs vers vos annexes.


La rédaction d'un dossier de validation est un travail personnel. Utilisez votre vocabulaire, vos tournures de phrases. Ne vous discréditez pas. Evitez au maximum les copier/coller de publications diverses vers votre dossier de validation. Ils s'assimilent à des preuves de paresse, de plagiat et d'insuffisance pour les jurys. Ils sont sanctionnés. Lorsque vous ne pouvez pas les éviter, n'oubliez pas de citer vos sources.
Attention, les écoles et universités ont des outils qui repèrent les copier/coller d'internet vers votre dossier (par exemple compilatio.net).

VAE Guide Pratique alerte sur les dangers de vouloir imiter ou copier le dossier de validation d'un autre candidat. Cette pratique n'a pas de sens, il n'existe pas de réponse-modèle. Pour un même diplôme visé les expériences sont toutes singulières, car dépendantes de contextes dissemblables. Elles n'appartiennent qu'à la personne qui les a vécues.
Votre dossier d'annexes probantes montrera la supercherie.
En outre, le candidat peut être poursuivi pénalement.
Art. 441-1 à 12 du Code Pénal - Atteinte à la confiance publique / Des faux.

C'est une démonstration d'incompréhension voire d'incapacité qui conduit à l'échec et portera atteinte au candidat sur le long terme
. La probité fait compétence. Elle est facilement repérable à l'oral, car chaque parcours d'expérience est singulier et chaque Organisation a son contexte spécifique. Un dossier de validation est illustré de nombreux exemples vécus et par des annexes qui ne s'inventent pas. En cela il est probant.
Le candidat doit comprendre que l'un des soucis majeurs du jury sera de d'évaluer l’authenticité des écrits. Le moindre soupçon de plagiat dans l'esprit d'un jury influence sa décision finale.

















Vous souhaitez une ou des séances d'entretien individuel d'explicitation de vos pratiques et savoir-faire, téléchargez le formulaire ci-joint, remplissez-le et envoyez-le à VAE Guide Pratique :

contactrentretien@vaeguidepratique.fr

L'entretien d'explicitation vise la verbalisation complète de l'action et son analyse. C'est une aide à l'auto-information du candidat.
Voici nos tarifs.
Nous garantissons des interventions respectueuses, sans jugements de valeur ou abus d'influence
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